la santé des sapeurs-pompiers

A l’heure où l’on veut faire travailler les gens plus longtemps, une étude de l’Institut syndical européen (ETUI) s’est penchée en 2012 sur les conditions de travail des pompiers en Europe.
Conclusion : il y a une limite physique à l’activité de cette profession.

extraits de l’etude :
” Pour devenir pompier en Europe, les candidats doivent passer une visite médicale et satisfaire
à certaines épreuves physiques. Une fois l’étape du recrutement terminée, ils entament
une période de formation.
Le contenu de la formation destinée aux aspirants à la profession est généralement
fixé par l’autorité compétente pour les services d’incendie : ce contenu peut être homogène
pour l’ensemble des pompiers d’un même pays ou varier selon les régions”
En France, les formations sont régies par des guides
nationaux, mais aussi par des règlements départementaux. Les représentants des syndicats
se déclarent plutôt satisfaits de ces formations, estimant qu’elles sont dans l’ensemble
adaptées aux risques du métier. Certains d’entre eux ont cependant déploré la faiblesse du
volet pratique, c’est-à-dire de formations permettant des mises en situation réelle permettant
l’apprentissage du “savoir-faire”. Certains représentants ont souligné que les aspects
relatifs à la santé sont négligés en comparaison avec les aspects relatifs à la sécurité. Ceci
n’est certainement pas favorable à la promotion d’une “culture de la santé” dans les services
d’incendie européens.
Selon un rapport britannique paru en 2008 (Labour Research Department / Fire
Brigade Union 2008b : 21), il n’y a aucune raison de présumer que la sécurité et la santé des
pompiers lors de ce type d’intervention se sont améliorées ces dernières années. Ainsi, alors
que les interventions de lutte contre l’incendie ont enregistré une nette diminution entre
1996 et 2006, le nombre de décès déplorés dans le cadre de cette mission, pendant la même
période, a quant à lui poursuivi une progression à la hausse.Quels sont les risques auxquels sont exposés les pompiers dans le cadre de leurs missions
de lutte contre l’incendie ? Pour la facilité de l’exposé, les principaux risques associés à cette
activité sont classés en quatre groupes :
1. Ceux qui résultent de la chaleur ;
2. Ceux qui résultent des fumées ;
3. Ceux qui émanent des caractéristiques physiques des lieux concernés ;
4. Ceux qui procèdent de la charge psychosociale de l’activité.
Certains de ces risques sont spécifiques à la lutte contre l’incendie. C’est le cas, par exemple,
de la plupart des risques associés à la chaleur. D’autres risques, comme les risques psychosociaux,
peuvent très bien se manifester dans le cadre d’autres types de missions. “

Le rapport complet :
Fabienne Scandella
Chargée de recherche, Institut syndical européen (ETUI)
la santé et la sécurité des hommes du feu

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